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LES RENCONTRES DU PARI A TOULOUSE
janvier 10 - 10 h 30 min - 16 h 00 min

de 10h30 à 12h30 : « Politique et Psychanalyse » coordonnée par Véronique Bonnet, Rémi Brassié, Carole Diaz, Ines Lassagne, Dimitris Sakellariou, Skevi Sakellariou et Marie-Jean Sauret.
« Une psychanalyse ne peut être étanche à ce qui trame monde. C’est à cette porosité que nous invitons quiconque souhaite parler de politique, pas sans psychanalyse. »
Dans la suite du travail de l’an passé et à partir de la discussion de l’exposé de Hadassah RIBOH, nous proposons cette année de constituer de petits groupes de travail dont la vocation, à l’instar des supervisions d’équipe serait de parler du travail (clinique, éducatif, d’enseignement) dans les institutions, des difficultés qu’y rencontrent ceux qui s’orientent avec la psychanalyse mais aussi des solutions que chacun invente pour y soutenir une existence possible pour la subjectivité. Ces petits groupes pourraient s’inspirer du cartel et faire appel à un supplémentaire, et se donner pour horizon de transmettre quelque chose de leurs travaux à l’assemblée des samedis matin. Nous prendrons le temps de discuter de cette proposition mais chacun peut déjà faire savoir ses intentions de travail en adressant un mail à remi.brassie@gmail.com.
de 14h à 16 h : l’Atelier coordonné par Fabienne Guillen : Le « choix » du sexe (Dés-orientation sexuelle)
Carole Diaz interviendra sous le titre : « Les femmes sont des hommes comme les autres, et inversement »
Je souhaiterai proposer une mise au travail commune à partir des deux brillants exposés de Dimitris Sakellariou et Christian Fierens. Pour ce faire, je vous parlerai d’une vignette clinique, de Aim qui a fait le choix de la transidentité et se retrouve toujours en butée devant le « il n’y a pas de rapport sexuel ».
Aim nous permettra de nous questionner sur ce qu’il en est de l’amour derrière ses choix.
D’un autre côté, le travail effectué dans cette assemblée sur le choix du sexe, a fait émerger chez moi un certain nombre de questions que je souhaiterai vous soumettre tout en les croisant avec ce que nous en dit Aim.
Nous savons aujourd’hui que discours capitaliste et accompagnement de la science à le servir, ne proposent bien évidemment aucune solution quant à ce « il n’y a pas ». Nous savons également que cela ne fait en aucun cas déclin de l’Œdipe pour autant, et que les psychanalystes reçoivent la même demande de la part de ces sujets ayant opté pour des symptômes contemporains, qui pour autant restent des symptômes.
En partant de ce constat que l’anatomie ne détermine pas la jouissance phallique ou féminine, que les femmes sont des hommes comme les autres et inversement, et que l’amour est éternel tant qu’il dure, que nous enseignent ces sujets sur la bisexualité psychique découverte par Freud et éclairée par le tableau de la sexuation de Lacan ?
Et également, n’y aurait-il pas une sorte d’idéalisation de la jouissance féminine chez les psychanalystes ? Que nous enseigne la fin de l’analyse sur ce point ? Ne peut-on penser que cette idéalisation puisse faire obstacle à la fin de la cure comme un refus devant ce « il n’y a pas » ? Nous tentons depuis des décennies de nous expliquer sur cette jouissance, qu’en est-il vraiment ? Peut-on la dissocier de l’acte analytique ? Est-il le seul à en pouvoir en dire quelque chose ?
ENTREE LIBRE
