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LES RENCONTRES DU PARI A TOULOUSE
juin 6 - 10 h 30 min - 16 h 00 min

Le matin de 10h30 – 12h30 : « Politique◇Psychanalyse » coordonné par Véronique Bonnet, Rémi Brassié, Carole Diaz, Ines Lassagne, Dimitris Sakellariou, Skevi Sakellariou et Marie-Jean Sauret.
Pierre Bruno, politique
Dans la suite du colloque qui se tient à Paris les 30 et 31 mai à Paris à partir de l’œuvre de Pierre Bruno, nous proposons de relever dans ce colloque ce en quoi politique et psychanalyse sont indissociables. Il ne fait aucun doute que l’orientation de Pierre Bruno dans l’une comme dans l’autre nous a ouvert la voie déjà frayée par Freud et Lacan. Que la voie soit ouverte nous engage à la poursuivre pour soutenir le transfert à psychanalyse et politique.
L’après-midi : de 14h – 16 h : l’Atelier coordonné par Fabienne Guillen : Le « choix » du sexe (Dés-orientation sexuelle)
Lisa Giffon interviendra sous le titre : « Prendre au sérieux ce qu’elles disent »
Pour cette intervention, je propose de clarifier, autant que je le peux, les termes d’un débat qui n’a pas lieu entre psychanalystes et féministes au sujet du traumatisme sexuel – ou qui n’a plus lieu, parce que nombre de victimes se détournent de la psychanalyse. J’aimerais faire entendre qu’il ne s’agit pas d’un simple malentendu que l’on pourrait régler en explicitant les un.e.s aux autres nos définitions du traumatisme, du sexe et de la violence, mais qu’il s’agit d’un conflit, voire d’une guerre de positions entre des camps attachés à leurs certitudes (« les sujets contemporains se leurrent sur ce qui les blesse et ce qui les meut » d’un côté ; « la psychanalyse est patriarcale », de l’autre).
Accepter de ne pas camper sur ses positions, c’est accepter de perdre ses certitudes, que le sol flanche, et cela fait peur. De fait, ne pas camper sur une position défensive, c’est, pour elles du moins, quel que soit leur genre, risquer de s’y perdre pour de bon – d’où le succès de certaines thérapies qui, en plus de soulager l’anxiété, rassurent la version défensive de la personne atteinte. Que risquent les psychanalystes à prendre au sérieux la critique du phallocentrisme de leur théorie ? Est-on vraiment sûr, en tant que psy, d’être mal compris ? Ou bien le bât blesse-t-il à l’endroit où, pour nous aussi, tout pourrait s’écrouler ?
Communiqué supplémentaire
Lors des rencontres du Pari de Lacan vous pourrez acheter les livres publiés aux éditions de l’insu. Nous attirons particulièrement votre attention sur les dernières parutions : Le vivant de l’interpétation par l’ouvroir, et Les Khmers rouges, un langage de tuerie par Véronique Sidoit. Téléchargez également un livre numérique offert par les éditions de l’insu.
Nous attirons votre attention sur le colloque que nous organisons au mois de mai avec la revue PSYCHANALYSE YETU et nous vous invitons à vous y inscrire sans tarder.
ENTREE LIBRE
