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LES RENCONTRES DU PARI A TOULOUSE
avril 11 - 10 h 30 min - 16 h 00 min

Le matin de 10h30 – 12h30 : « Politique◇Psychanalyse » coordonné par Véronique Bonnet, Rémi Brassié, Carole Diaz, Ines Lassagne, Dimitris Sakellariou, Skevi Sakellariou et Marie-Jean Sauret.
Zoé Callandreau, Dominique Assor et Laurent Abadie introduiront les échanges que nous placerons sous le titre suivant : Géraldine.
Géraldine est le nom que Caroline Coq-Chodorge donne dans un article de médiapart à une patiente passée par un centre expert de FondaMental dont le cas indique assez bien le sort fait au symptôme par l’idéologie de cette fondation, entre science et libéralisme. Le travail de lobbying de FondaMental parle d’un destin possible de la psychiatrie dès lors qu’on y cherche le profit en éradiquant le symptôme. Là où le monde psychanalytique se mobilise pour défendre ce qu’il pense être la psychanalyse, serons-nous à la hauteur de l’enjeu : relever du symptôme la fonction essentielle pour le sujet comme pour la politique?
Chacun pourra prendre la parole et porter ce débat au-delà de l’assemblée toulousaine. Nous remercions la délégation de l’association le Pari de Lacan qui sera représentée, et espérons que la mobilisation trouve au sein de l’association un certain écho. Nous signalons une pétition pour une psychiatrie qui soigne et contre sa réduction à une expertise diagnostique: cliquez ici et faites-la connaître.
L’après-midi : de 14h – 16 h : l’Atelier coordonné par Fabienne Guillen : Le « choix » du sexe (Dés-orientation sexuelle)
Fabienne Guillen interviendra sous le titre :
« Complexités de l’homosexualité féminine »
Sachant que la dissymétrie entre les sexes déjà relevé par Freud, mais porté à sa dimension logique par Jacques Lacan, se répercute sur une hétérogénéité entre homosexualité masculine et homosexualité féminine, j’ai pris le parti d’interroger les complexités de cette homosexualité féminine. Je m’appuierai sur la scène d’amour entre Melle Vinteuil et son amie si finement décrite par Proust (PROUST M., Du côté de chez Swann, Paris, G-F Flammarion, 1997, PP. 270-277.) Ceci m’amènera à distinguer l’homosexualité hystérique le plus souvent inconsciente de l’homosexualité revendiquée dans la dimension d’un acting-out adressé au père. Cette dernière a le mérite de poser la question non véritablement tranchée de savoir si la perversion existe côté femme. Autant dire que cette question de l’homosexualité féminine nous confronte à un éventail clinique extrêmement nuancé qui nous pousse à un regain de rigueur logique pour ne pas s’y perdre.
Communiqué supplémentaire
Lors des rencontres du Pari de Lacan vous pourrez acheter les livres publiés aux éditions de l’insu. Nous attirons particulièrement votre attention sur les dernières parutions : Le vivant de l’interpétation par l’ouvroir, et Les Khmers rouges, un langage de tuerie par Véronique Sidoit. Téléchargez également un livre numérique offert par les éditions de l’insu.
Nous attirons votre attention sur le colloque que nous organisons au mois de mai avec la revue PSYCHANALYSE YETU et nous vous invitons à vous y inscrire sans tarder.
ENTREE LIBRE
