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Cercle Lecture & Clinique – L’éthique de la psychanalyse
1 décembre 2025 - 20 h 15 min - 22 h 00 min
“C’est une chose qui a tout de même frappé certain commentateur de SOPHOCLE, au singulier, car j’ai avec surprise trouvé que sous la plume d’un auteur d’un livre récent sur SOPHOCLE qui est Karl REINHARDT- c’est le seul qui s’est en somme aperçu de quelque chose d’assez important, encore que je crois que ce n’est pas à proprement parler ce dont il s’agit – c’est quelque chose que KR souligne sous la forme de la solitude particulière du héros sophocléen. Μονούμενοι, souligne-t-il, est ce très joli terme qu’on trouve sous la plume de SOPHOCLE, φρενός οἰοδῶται, celui qui emmène pâturer à l’écart ses pensées. Il est certain que ce n’est pas de cela qu’il s’agit, parce qu’en fin de compte, le héros de la tragédie participe toujours de cet isolement. Il est toujours hors des limites, toujours en flèche, et par conséquent il est, par quelque côté, arraché à la structure. ” J. LACAN, p. 316.
Nous avançons dans notre lecture de L’éthique de la psychanalyse, sur les pas de l’héroïne de la tragédie sophocléenne, Antigone, que la passion conduit dans un lieu dont le nom est celui d’une divinité infernale : Àτῃ Atê. Elle incarne l’injustice, la faute, l’égarement ainsi que la Folie. “Celle qui marche sur la tête des hommes.” Et c’est autour de la limite de l’ἄτῃ, Até, que la destinée d’ANTIGONE se joue.
« Ce qui a fait le plus de problèmes au cours des âges, depuis Aristote, à Hegel, jusqu’à Goethe, c’est une tragédie, que Hegel considérait comme la plus parfaite, pour les plus mauvaises raisons – Antigone. La position d’Antigone se situe par rapport au bien criminel. Il faut assurément un caractère profondément inconsidéré des raideurs de notre temps pour se rattaquer, si j’ose dire, à ce sujet en focalisant la lumière sur la figure du tyran. Nous reprendrons donc ensemble le texte d’Antigone, qui nous permettra de pointer un moment essentiel par quoi nous nous assurerons, dans notre investigation, concernant ce que l’homme veut, et ce contre quoi il se défend, un repère essentiel – nous verrons ce que signifie un choix absolu, un choix qu’aucun bien ne motive.” S.VII, 18 mai 1960.
Tel était annoncé, dès cette fin juin, notre rendez-vous pour cette rentrée de septembre, du Cercle L&C, avec la Tragédie de Sophocle, Antigone. Pourquoi Lacan revisite cette Tragédie ? C’est ce vers quoi nous conduira notre lecture : la véritable visée de ce séminaire est de montrer que non seulement la psychanalyse convoque une éthique, mais plus profondément que la psychanalyse comme pratique est une éthique du désir.
Lieu : au 1 rue des Bénédictines 33800 Bordeaux et pour ceux et celles qui ne sont pas sur Bordeaux la connexion ZOOM est possible, contacter par tel : 0682039755, briolais.florence@orange.fr
NB: Une présence régulière est souhaitée pour la dynamique et le respect de l’élaboration de chacun au sein de cet espace-temps de travail.
Dates et Heures : Lundi soir 20h15 à 22h, rencontres bi-mensuelles.
Dates : 15 décembre, 5 janvier 2026, 19 janvier, 2 février, 23 février, 9 mars, 23 mars, 20 avril, 4 mai, 18 mai, 1er juin, 15 juin, 29 juin.
