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LES RENCONTRES DU PARI DE LACAN À PARIS
juin 20 - 14 h 00 min - 18 h 00 min

Les embrouilles avec la réalité – L’a-clinique
Dans le fil du séminaire La réalité de Pierre Bruno, nous poursuivrons avec les questions qu’il a initié, en nous appuyant tout au long de l’année sur son dernier livre La réalité (érès, 2022).
À la partition freudienne de deux réalités (la réalité matérielle, Realität et la réalité psychique, Wirklichkeit) qu’il récuse, Lacan oppose « le réel au principe de la structure ». Le réel, au début de son enseignement, c’est l’impossible, ce qui ne se laisse attraper ni par le symbolique ni par l’imaginaire. À la fin de son enseignement, le réel devient aussi l’impossible du rapport sexuel. Le réel, tout en restant inaccessible, est ce qui commande les symptômes du sujet, à son insu. Le réel est en mesure de mettre en évidence en quoi il leste la réalité. On s’y cogne grâce au signifiant, à travers les formations de l’inconscient, les symptômes, le fantasme, les rêves, ou ce qui cloche, etc. Dans trois des discours que Lacan a logifié, celui de l’hystérie, du maître et de l’universitaire, le réel flotte, en conséquence chacun règle à sa façon les embrouilles avec la réalité. Comme « le discours analytique est le seul où le réel ne flotte pas », une psychanalyse permet d’accéder à une réalité univoque, c’est dire qu’il n’y a qu’une réalité matérielle. L’expérience d’une psychanalyse permet de prendre en compte le réel, elle modifie la position du sujet à l’égard du savoir et de la jouissance…, l’impossible rend nécessaire de dire cet impossible. Comment, dans notre monde contemporain où le réel affleure, se débrouille-t-on avec les embrouilles de la réalité ?
L’après-midi se déroulera en deux parties :
– de 14h à 15h45 : Impromptus
Élisabeth RIGAL : Le discours capitaliste comme adiscours
Je m’appuierai, dans un premier temps, sur les notions de tétraèdre et de tétrade introduites par Lacan pour repositionner la lecture des discours et en particulier le discours du maître par rapport au discours de l’analyste. Comme le discours capitaliste comporte des modifications de lecture, nous nous fierons à celle de Guy Lérès qui soutient un renversement entre les places de la vérité et de l’agent et pas seulement des petites lettres. L’ouvrage de Francis Colomb sur la post-vérité nous servira à interroger la place de la vérité dans le monde contemporain. Cela me permettra-t-il d’interroger le discours capitaliste comme un discours, discours en impasse comme j’ai pu l’avancer spontanément ? Vous trouverez en pièce jointe la première partie de mon intervention qui présente quelques difficultés et nécessite quelques schémas.
Faut-il le préciser ce document est à usage strictement personnel dans l’immédiat .
Bien à vous, tous, Élisabeth Rigal
– de 16h15 à 18h : Les embrouilles avec la réalité
David BERNARD : Du Lacan ?
« L’impossible rend nécessaire de dire cet impossible », dit l’argument de ce Séminaire. Voilà qui rejoint l’éthique du bien dire, propre à la psychanalyse. De cette éthique, Lacan fit aussi un principe pour son enseignement, tâchant également par cette voie d’approcher le réel qui fait trou dans le savoir. Et pourtant, savait-il, le discours universitaire, couplé au discours capitaliste, pourrait bien le réduire à du Lacan. De là, nous questionnerons en quoi le savoir universitaire a pour fonction de nous tenir à distance du réel, et avec quelles conséquences dans les réalités de la clinique.
Chaque partie de cet après-midi (14h-16h et 16h30-18h) donne lieu à échanges et débats.
Les Rencontres sont ouvertes à toutes et à tous, merci de faire circuler cette information.
Les RENCONTRES DU PARI à PARIS se dérouleront à l’USIC, 18 rue de Varenne – 75007 Paris.
Pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, il est possible de participer aux Rencontres en visioconférence.
